7 RÈGLES D’OR POUR ÉVITER LES FAUTES D’ORTHOGRAPHE

7 RÈGLES D’OR POUR ÉVITER LES FAUTES D’ORTHOGRAPHE

Permettez-moi de partager avec vous l’article invité rédigé par Marie-Luce DANGLÉANT, Assistante Virtuelle spécialisée en retranscription, formalités/démarches et aide à la prospection.

Notre métier d’assistante est parfois comparé à un « couteau suisse » car il est très polyvalent, et il s’agit-là d’une belle comparaison car elle montre bien toute l’utilité et la polyvalence de notre activité. En effet, notre principal objectif est d’aider notre client dans son quotidien administratif. Toutefois, ce qui différencie l’assistante du « couteau suisse », ce sont ses connaissances qui lui permettent, en toutes circonstances, d’être efficace.

Et cette efficacité passe tout naturellement par une bonne maîtrise des règles orthographiques et grammaticales. Ainsi, lorsque le client demande à son assistante de « gérer la correspondance », elle doit non seulement connaître le ton et le style propres à l’entreprise, mais elle doit également les exploiter sans fautes, ni erreurs.

Afin de vous aider dans les principales difficultés que nous rencontrons avec notre langue, voici quelques « trucs et astuces » pour ne pas céder à la confusion. Car c’est en évitant certains pièges que nous ferons la différence avec le fameux « couteau suisse » !

2 VERBES <=> 2 SIGNIFICATIONS

1- Le verbe « partager »

                       

A l’occasion de mes nombreuses lectures, que ce soit sur les réseaux sociaux, ou dans des articles de presse, il m’arrive d’être gênée par l’emploi du verbe partager.

Qui n’a pas lu au détour d’une page « je vous partage cette nouvelle » ? Cette expression est, certes, dans l’air du temps, mais constitue une faute de français.

Vous partagerez simplement un plat, un gâteau, des connaissances (au sens général du terme, comme je vous l’ai visualisé dans l’illustration) ou une notion abstraite, mais dès lors qu’il y a interaction humaine, il convient d’ajouter « avec ».

Par exemple, lorsque vous restez généraliste, vous pouvez écrire :

« Je partage mes connaissances », « Je partage une information »…

Par contre, dès que vous interagissez avec un interlocuteur, même au sens large (audience, réseau social), vous écrirez :

« je partage mes connaissances avec vous », « Je partage cette information avec vous »

Lorsque certains écrivent « je vous partage… », en réalité, ils indiquent scinder leurs interlocuteurs ! Avouez que cela n’a pas de sens !

2- Le verbe « convenir »

 

                       

Il arrivera fréquemment que votre client vous soumette une ébauche de courrier, ou vous dicte un document en commençant par « Comme nous l’avons convenu… », mais cette formulation est une également une erreur.

Pourquoi ? Cette fois-ci, la nuance est plus délicate. En effet, il s’agit ici de différencier une convention mutuelle d’une appréciation.

Lorsqu’il y a convention mutuelle, ce verbe se conjugue avec l’auxiliaire être, et lorsqu’il s’agit d’une appréciation, c’est avec l’auxiliaire avoir.

Il faudra donc écrire :

« Nous sommes convenus de travailler ensemble pour cette mission »
(il y a accord entre deux parties)

Et par contre :

« Cette organisation m’a convenu »
(cette organisation plaît)

En résumé, le plus simple est de remplacer le début de la première phrase par « il a été convenu de… » et automatiquement, on s’aperçoit que c’est l’auxiliaire être qui est conjugué.

« À UNE LETTRE PRÈS »

Maintenant, je voudrais évoquer avec vous des mots qui ne varient qu’à une lettre près, mais dont, selon leur orthographe, la signification varie.

Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais ces petites astuces vous permettront d’éviter certains écueils qui pourraient nuire à la confiance que vous porte votre client.

1- Voir / voire

                       

Comme je l’ai illustré ci-dessus, nous avons là l’un de nos 5 sens, et une conjonction pour indiquer un équivalent. Pour savoir quand il convient de mettre un « e » et donc d’utiliser la forme de la conjonction, souvenez-vous qu’on ajoute fréquemment « même » après « voire ».

« Nous allons voir ci-après quelles sont les conditions d’accès à ce service »

« Ces conditions contractuelles sont strictes, voire même très contraignantes »

Avec « voire », nous précisons une situation avec un autre qualificatif complémentaire.

2- Soi / soit

                    

Actuellement, sur les réseaux sociaux, et dans l’actualité, il est souvent question de « confiance en soi », d’« estime de soi ». Ainsi, dès que l’on souhaite évoquer sa propre personne, on parle de « soi ».

Par contre, on utilise « soit » pour indiquer deux choix, deux alternatives :
« soit nous organiserons le séminaire en Bretagne, soit en Gironde… »

Les personnes qui ont lu cet article ont lu aussi   PODCAST - ASSISTANTE FREELANCE : 7 ÉTAPES CLÉS POUR BIEN DÉMARRER

Et si vous souhaitez utiliser une locution un peu ancienne, vous pouvez utiliser « soit » (en prononçant le « t ») pour exprimer un accord « soit, nous pouvons faire ainsi » mais cela reste une forme un peu désuète. On différencie cette dernière syntaxe avec une virgule juste après « soit ».

« PARENTHÈSE ENCHANTÉE » SUR L’AUXILIAIRE AVOIR

Je me permets ici de faire une petite parenthèse, et d’évoquer la spécificité de cet auxiliaire qui pose souvent des problèmes en conjugaison. En effet, pendant votre activité, vous êtes ou vous serez amenée à gérer cette difficulté très fréquemment.

Souvenez-vous de vos études et des « fameux » COI et COD qui répondent respectivement aux questions « à qui, à quoi » et « qui, quoi », et qu’il ne faut pas confondre avec la question « qui est-ce qui » (sujet du verbe).

Ainsi, autant vous écrirez indifféremment :

« Ces actions m’ont permis de décrocher de nouvelles missions professionnelles. »
et
« Ces actions qui m’ont permis de décrocher de nouvelles missions professionnelles. »

Car on se posera la question « ont permis quoi » et nous répondrons dans les deux cas « de décrocher ». Comme la réponse à la question reste après le verbe, « permis » ne s’accorde pas.

Toutefois, vous pourrez très bien écrire à votre client :

« J’ai fait quelques modifications à votre document afin d’en rendre la lecture plus fluide…. »
et
« Voici quelques modifications que j’ai faites à votre document afin d’en rendre la lecture plus fluide… »

Dans cette dernière proposition de phrase, nous nous posons la question « j’ai fait quoi » et nous répondons « des modifications ». Et lorsque la réponse à cette question est avant le verbe (seconde phrase), nous accordons.

Lire aussi : 3 habitudes à prendre pour conserver un bon niveau en orthographe

UTILISATION D’ANGLICISMES ET DE MOTS LATINS

Dans notre métier, l’accord des mots d’origine étrangère (latins, anglicismes…) dans nos écrits peut rapidement virer au casse-tête. Je ne pourrai ici pas tout citer, car il faudrait un roman, mais voici ci-dessous quelques astuces pour vous permettre d’éviter certains écueils.

1- Positionnement

Ainsi, en tant qu’assistantes souvent bilingues, nous sommes amenées à effectuer des traductions. Et en anglais, par exemple, il est très fréquent d’inverser l’ordre adjectif / nom.

Il est probable également qu’à force de lire des textes traduits de l’anglais par des traducteurs automatiques, donc par des machines, nous ayons tendance à mélanger l’ordre des mots.

Cela ne changera pas la compréhension très globale d’un texte. Par contre, donnera l’impression de « mauvaise » traduction, ou cela portera l’attention sur un mot plutôt qu’un autre.

Ainsi, nous comprendrons si vous écrivez :

« Nous allons programmer une campagne de publipostage pour annoncer le lancement de nos nouveaux produits à nos potentiels clients »

Mais il sera plus fluide d’écrire :

« Nous allons programmer une campagne de publipostage pour annoncer le lancement de nos nouveaux produits à nos clients  potentiels»

De plus, le fait de mettre « clients » avant « potentiels » donne plus d’importance visuelle (et mentale) au client, à l’humain (plutôt qu’au fait qu’il puisse être « potentiel »), ce qui sera, même inconsciemment, mieux perçu.

2- L’emploi du pluriel

Nous sommes toutes et tous amenés à utiliser des anglicismes ou des mots latins dans nos écrits. Et au moment de les utiliser au pluriel, il nous arrive de nous poser la question : « Puis-je simplement mettre un « s » ? ».

Plutôt qu’avoir un discours « soporifique », je vais ici vous donner une petite astuce qui devrait vous être utile :
Le mot est un sujet, un nom, je l’accorde
Le mot est un adverbe, un adjectif, un qualificatif, je ne l’accorde pas

Avez-vous besoin de quelques exemples ? En voici :
Un opéra rock => des opéras rock
Un drive-in => des drive-in

Un best-seller => des best-sellers
Un businessman => des businessmans

Un podcast => des podcasts
Un coach => des coachs

Pour les noms, l’emploi de la version plurielle de la langue d’origine est également correct. Ainsi, pour le nom « coach », vous vous êtes probablement dit que vous auriez écrit « coaches » : il s’agit-là du pluriel en langue anglaise. En français, pour le pluriel, nous écrirons « coachs ».

Selon le souhait de votre client, vous pourrez soit utiliser la version d’origine, soit la version française du pluriel, car avant toute chose, l’essentiel est de nous adapter aux souhaits de notre clientèle.

Notre métier d’assistante est principalement littéraire. Certes, nous exploitons souvent quelques chiffres, mais une bonne connaissance des langues, et surtout de la langue française (pour un travail en France) est indispensable pour garantir une satisfaction maximale de nos clients.

Marie-luce DANGLÉANT, Assistante Virtuelle.

A partager à volonté !
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